Nos actions

  • Le Laboratoire des stéréotypes

    Des stéréotypes persistants imprègnent l’ensemble de la société, qui assignent le genre féminin à la sphère domestique, et le genre masculin à la sphère professionnelle et politique.
    En réponse à ces survivances d’un autre âge, le Laboratoire de l’égalité crée aujourd’hui son Laboratoire des stéréotypes.
    L’enjeu essentiel est de rendre visible l’invisible, dans les champs de l’éducation, des médias et du travail. Pour ce faire, le Laboratoire des stéréotypes associe des participant-es de tous horizons, dont le travail sous forme d’ateliers débouchera sur des travaux alliant la réflexion, l’humour et la pédagogie.

    • Rendre visible l’invisible

      L’égalité entre les femmes et les hommes est loin d’être acquise. Que ce soit en politique, dans les entreprises, la fonction publique, les syndicats ou les associations, les femmes accèdent de façon minoritaire aux postes de responsabilité, de décision et de pouvoir. 72 % des députés et 86 % des maires sont des hommes ; les femmes sont moins souvent cadres que les hommes, et occupent plus de 80 % des postes à temps partiel ; l’écart entre les salaires masculins et féminins est de 27 % ; les femmes assument les deux tiers des tâches domestiques et passent trois fois plus de temps à s’occuper des enfants.
      Des stéréotypes persistants imprègnent l’ensemble de la société, qui assignent le genre féminin à la sphère domestique, et le genre masculin à la sphère professionnelle et politique.

      Une prise de conscience de l’existence de ces stéréotypes
      émerge dans l’opinion publique

      D’après une enquête réalisée en novembre 2011 par Mediaprism pour le Laboratoire de l’égalité, et qui a été actualisée à l’occasion du lancement du Laboratoire des stéréotypes, 84 % des Françaises et des Français reconnaissent véhiculer des stéréotypes sexistes. En outre, les perceptions évoluent vers des représentations plus égalitaires : 90 % des hommes et 92 % des femmes pensent qu’il est aujourd’hui possible, pour un homme comme pour une femme, d’exercer un poste à haute responsabilité tout en ayant plusieurs enfants. Alors que le rapport de Brigitte Grésy paru en juin 2011 a nourri le débat sur « l’égal accès des femmes et des hommes aux responsabilités familiales », IMS-Entreprendre pour la cité a pu mobiliser des grandes entreprises pour mener une enquête fouillée sur la perception des stéréotypes de genre dans le monde du travail, parue au printemps 2012. La période actuelle est donc propice au lancement d’un travail de fond sur les stéréotypes sexistes.

      Aller plus loin pour faire bouger les lignes
      L’enjeu essentiel est de rendre visible l’invisible. Les stéréotypes sont souvent non ou mal perçus par les différentes composantes sociales. Pour que les représentations changent sur le terrain, le Laboratoire des stéréotypes entend s’appuyer sur des partenaires qualifiés pour proposer des pistes d’action destinées à déconstruire ces stéréotypes.

    • Éducation, médias, travail : les travaux des ateliers

      Le Laboratoire des stéréotypes a identifié trois champs principaux de diffusion des stéréotypes : l’éducation, les médias et le monde du travail.
      La Ligue de l’enseignement, France Télévisions et l’Association nationale des DRH sont partenaires des ateliers thématiques.
      Ces ateliers se réunissent pendant un an, d’octobre 2012 à octobre 2013. Ils sont composés de membres du réseau du Laboratoire de l’égalité, d’acteurs-trices et de spécialistes de ces trois champs, sous la coordination d’un comité de pilotage (voir ci-dessous la liste des participant-es). Des rencontres avec les organismes parties prenantes sont organisées (associations, syndicats, écoles, institutions...).

      L’objectif de ces ateliers : réunir des participant-es de tous horizons pour analyser la réalité des stéréotypes et identifier des réponses opérationnelles, en maniant l’humour et la pédagogie.
      Les travaux des ateliers sont organisés autour de plusieurs axes :
      - émettre des préconisations à destination des décideurs (gouvernement, entreprises, médias...) ;
      - concevoir des supports de communication à destination du grand public ;
      - repérer des supports de communication de tous types, traversant l’ensemble des champs traités.

      Des enquêtes régulières réalisées en partenariat avec Mediaprism permettront de sonder les Français-es sur ces supports de communication, et de les interroger sur leur perception des stéréotypes qu’ils véhiculent (ou non).
      Les résultats de ces enquêtes seront analysés par des expert-es, compilés et publiés à l’issue des réunions des ateliers.

      Les travaux du Laboratoire des stéréotypes seront présentés à l’occasion du Salon de l’éducation de novembre 2013.L’édition 2013 du Salon de l’éducation proposera comme thématique l’égalité entre les filles et les garçons et aura comme invité d’honneur le Laboratoire de l’égalité.

    • Les partenaires du Laboratoire des stéréotypes

      Partenaires institutionnels
      Ministère des Droits des femmes
      Ministère de l’Education nationale

      Partenaires entreprises
      Capgemini
      Orange

      Partenaires contenu
      ANDRH
      France Télévisions
      Ligue de l’enseignement

      Partenaire communication
      Mediaprism

  • Le Pacte pour l’égalité

    Interpeller les candidat-es à l’élection présidentielle de 2012 et leur proposer une série de mesures permettant d’instaurer l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes, tel était l’objectif du Pacte pour l’égalité.

  • Campagne de sensibilisation

    • Les objectifs de la campagne

      Le Laboratoire de l’égalité souhaite interpeller l’opinion et créer une mobilisation collective pour l’égalité femmes-hommes avec la signature du Pacte pour l’égalité.
      Le Laboratoire a confié à l’agence Mediaprism la création d’une campagne de communication d’intérêt général destinée à lutter contre les propos et les pratiques sexistes. Le concept créatif du film est décliné en presse quotidienne et magazine, en affichage, imprimé publicitaire et web.

      Télécharger les affiches haute définition
      Télécharger le film
      Télécharger le film avec slogan en anglais

    • Réalisation de la campagne

      L’équipe qui a permis de réaliser cette campagne originale, sous l’impulsion de Frédérique Agnès, présidente de l’agence Mediaprism, et sous la direction de création de Jean-Marc Gabon, est composée de talents reconnus : le réalisateur Laurence Dunmore, primé au Festival de la Publicité de Cannes en 2002 et en 2006 et nominé pour le prix du meilleur réalisateur du film britannique The Independent au British Independent Film Awards ; Gang Films Production, major des sociétés de production de films publicitaires et largement récompensés par la profession au niveau international, ainsi que plusieurs photographes professionnels de la publicité : Patrick Canigher, Jérémie Duriez, Paul Goirand. La musique est d’Ennio Morricone.
      Une campagne citoyenne résolument créative, réalisée avec humour et justesse.

    • Entretien avec le directeur artistique

      Votre expérience de publicitaire et de TV producer spécialisé dans les contenus de marque vous a amené à travailler dans les plus grandes agences de communication, sur des campagnes fortes, interprétées avec ambition. Pourtant, celle-ci revêt un caractère particulier pour vous. Racontez-nous.
      Lorsqu’en 2010 j’ai rejoint le groupe Mediaprism en tant que Directeur de la Création, j’y ai découvert une « pépite », le Département Études et Opinions. Pour nous, créatifs, ce pôle nous permet de réaliser des enquêtes pour mieux comprendre la problématique posée et construire une vraie stratégie de marque. Or, le sujet dont on parle – la parité - n’est pas rien. Nous nous sommes donc « nourris » des résultats de l’Enquête Stéréotypes menée en novembre dernier par Mediaprism et le Laboratoire de l’égalité. En constatant d’ailleurs que tous les Français sont intéressés par le sujet, quels que soient leur âge, leur qualité. De manière générale, les retours d’opinions que nous donnent ces enquêtes nous permettent d’ajuster nos réponses de créatifs. Elles agissent comme un véritable moteur et un levier pour justifier un concept créatif.
      Vous appuyer sur des enquêtes d’opinion, est-ce une démarche nouvelle pour vous ?
      Oui, je n’avais encore jamais expérimenté cette capacité à déclencher une enquête pour mieux sonder l’opinion. Or, pour un créatif, les résultats d’une enquête constituent une source beaucoup plus riche que ne le sont une pige média ou un benchmark. Une enquête, c’est un instantané de l’opinion de la population sur laquelle on va tenter d’agir. Cela nous permet de travailler très objectivement, avec justesse, et d’aller au-delà des réponses toutes faites, attendues.
      Cela nous permet de dénouer les ficelles et de traiter le sujet librement.
      Comment s’accapare-t-on un tel sujet – l’égalité femmes-hommes - et comment mobilise-t-on toute une équipe de créatifs, lorsque de surcroît l’on est un homme ?
      J’avais bien entendu ma propre vision d’homme, avec sa part de culpabilité. Mais nous sommes tous autant que nous sommes sensibles à ce sujet. Il s’agissait de mettre en scène des valeurs qui sont autant masculines que féminines. Nous nous sommes interrogés :
      « Comment va-t-on pouvoir faire passer un tel sujet sans pointer les hommes, et comment valoriser une nouvelle façon de se comporter ? ». Ce sujet peut très facilement « s’intellectualiser ». Notre réponse ? Beaucoup d’humour. Et un traitement simple, que tout le monde peut comprendre et qui fasse rire en le voyant.
      Au final, diriez-vous que c’est une campagne « comme les autres » ?
      Non. Nous savons tous qu’il y a des moments qui marquent l’histoire. J’espère que ces films et leurs déclinaisons en presse, affichage et web, vont faire oublier certain a priori et vont faire évoluer ce sujet qui est dans l’air du temps.

    • Les partenaires de la campagne

      Persuadés que l’égalité femmes-hommes est une nécessité pour notre société, mais aussi convaincus par la campagne, de nombreux partenaires se sont mobilisés pour soutenir la campagne : Mediaprism, Mediapost, La Poste, JCDecaux, Ratp, Metrobus, SNPTV, TF1, Styllia, France Télévisions, Lagardère Publicité, La Chaîne Parlementaire, TV5 Monde, Marie-Claire, Le Monde, Télérama, Les Inrocks, Libération, Le Figaro, le NouvelObs, GQ, L’Équipe, Orange, aufeminin.com, Dailymotion, Météo-France, Psychologies.com, Gang Films, Théâtre du Rond-Point...
      Le Laboratoire de l’égalité remercie vivement tous ses partenaires, sans qui ce projet n’aurait pu se concrétiser.
      Ainsi que ceux qui l’accompagnent tout au long de l’année : Carrefour, Orange, L’Oréal, Publicis, Veolia Environnement, Vinci.

  • Entrepreneuriat féminin

    Grâce à un soutien de la Caisse des dépôts, le Laboratoire de l’égalité a engagé une démarche de promotion de l’entrepreneuriat féminin. Ci-dessous sont présentés les différents axes d’action et une liste des organismes soutenant la création d’entreprises.

  • Communiqués

    Les communiqués sont à ajouter dans la rubrique ESPACE PRESSE et seront automatiquement présents dans les deux rubriques (ACTIONS & PRESSE)

  • Enquêtes

    • Bien-être au travail et égalité femmes-hommes

      Le bien-être en entreprise est plébiscité par toutes et tous, mais un réel scepticisme subsiste à son égard. Les répondants savent qu’il peut, voire même qu’il devrait exister, mais ont le sentiment qu’il est rare. Bien-être et satisfaction professionnelle sont étroitement liés et les attentes des répondants dans ces domaines viennent se confronter à un vécu plutôt difficile dans la période actuelle.
      Hommes et femmes n’ont pas la même posture à l’égard du bien être au travail, et ce à plusieurs niveaux :
      - Tout d’abord dans la perception qu’ils en ont. Les hommes fantasment le bien-être en entreprise beaucoup plus que les femmes. Ils ont énormément d’attentes à son égard, et y croient davantage que les femmes. Cela explique le fait qu’ils se montrent par la suite beaucoup plus critiques vis-à-vis de leurs conditions de travail, de leur univers réel.
      - Ensuite dans ce qui fait le bien être. Pour les femmes, plus de bien-être passe par être plus chez soi, concilier vie personnelle et vie professionnelle, travailler chez soi, aménager ses horaires de travail. En revanche, pour les hommes, le bien-être passe par améliorer ses conditions AU travail (des séances de relaxation ou des massages, la possibilité de faire du sport ou d’avoir accès à des loisirs sur le lieu de travail, plus d’argent, …)
      On note enfin que l’égalité professionnelle est perçue chez les hommes comme chez les femmes comme un facteur de bien-être au travail… mais que de gros progrès restent à réaliser en la matière.

    • Dispositif d’étude des stéréotypes - Première vague d’enquête

      Dans le cadre du Laboratoire des stéréotypes, Mediaprism et le Laboratoire de l’égalité ont mis sur pied un dispositif d’étude des stéréotypes. Ces enquêtes visent à « traquer » tout au long de l’année le sujet des stéréotypes : la perception du grand public, sa sensibilité, la conscience qu’il en a…
      La vague 1 a pour but d’analyser les réactions d’un échantillon de personnes à l’exposition de visuels véhiculant des stéréotypes sexistes. L’étude a porté sur 5 visuels différents, 4 campagnes de communication et une couverture de presse.
      Notre objectif n’est pas d’évaluer tel ou tel visuel, mais de repérer les points communs aux réactions des répondant-es et de comprendre les mécanismes qui se mettent en place. Les visuels sélectionnés sont des supports d’étude mais ne sont pas l’objet de l’étude. Le présent document ne dévoile aucun résultat spécifique à chacun des visuels et s’attachera à délivrer les principaux enseignements de la démarche.

      Les principaux enseignements
      - Le grand public associe stéréotype à caricature (ex : une femme dénudée) – voire à un traitement défavorable pour l’un ou l’autre des deux sexes.
      - Le plus souvent, le grand public n’a donc pas conscience d’être soumis à des visuels véhiculant des stéréotypes sexistes.
      - Confronté-es au stéréotype, une part non négligeable des répondant-es estime cela « dommage mais sans gravité » ou encore n’en pense rien, d’où l’importance d’une démarche pédagogique d’information sur les conséquences des stéréotypes
      - Une campagne véhiculant un stéréotype est contre-productive auprès de celles et ceux qui en ont conscience : cela leur donne une mauvaise image de la marque et ne leur donne pas envie d’en être client –e.

    • Egalité et stéréotypes

      56% des femmes se sentent encore confrontées au quotidien à des comportements sexistes de la part de la gent masculine... et 34% des hommes !
      57% des répondant-es pensent qu’il est plus difficile pour une femme que pour un homme d’avoir un poste à responsabilités tout en ayant plusieurs enfants... principalement parce que les tâches domestiques continuent de leur incomber le plus souvent.
      Les métiers d’avocat-e, de dirigeant-e d’entreprise, de chirurgien-ne, d’informaticien-ne, de coiffeur-se conviendraient massivement, aux yeux des répondant-es, aux hommes comme aux femmes.
      Il est bien plus difficile pour un parent de voir son petit garçon ne pas adopter une attitude « conventionnellement » masculine, que de voir sa fille ne pas se comporter « en tant que telle ».

    • Egalité femmes-hommes et présidentielle

      L’égalité entre les femmes et les hommes est un combat jugé prioritaire dans le cadre de la présidentielle 2012 par près de 6 répondants sur 10. -En revanche, si près de 7 femmes sur 10 l’acclament, cela concerne moins de la moitié des hommes (47%).
      L’égalité entre les femmes et les hommes est, dans l’absolu, une idée perçue comme apolitique.
      Pourtant, lorsque l’on demande aux répondants de se projeter concrètement, c’est systématiquement le Parti socialiste et François Hollande qui sont plébiscités pour mener à bien le combat de l’égalité femmes-hommes, et pour défendre ses valeurs.
      L’égalité femmes-hommes est un combat qui ne s’envisage pas de la même manière selon que l’on soit une femme ou un homme.
      Si les hommes sont plus enclins que les femmes à solliciter une révision du congé parental et du congé paternité (partage, allongement, etc. - un scepticisme féminin lié à l’expérience ?), les femmes elles, attendent une plus grande mixité des hiérarchies, et un régime fiscal favorisant l’emploi à domicile.
      L’égalité entre les femmes et les hommes, un sujet politiquement correct, envers lequel les répondants sont plein de bonnes intentions… mais qui suscite un certain scepticisme dans les faits pour peu qu’ils soient personnellement impliquants.
      Moins de la majorité des répondants (49%) pense que les Français (donc eux-mêmes) sont prêts à élire une femme présidente de la République.

    • Implication des hommes

      Certains stéréotypes sont encore fortement ancrés dans l’esprit des répondants à l’enquête, tout particulièrement du côté des hommes, et en dépit de leur bonne volonté :

      - 65 % des hommes estiment que les femmes savent mieux s’occuper des enfants ;
      - 51 % estiment que rester au foyer est plus facile pour les femmes ;
      - 49 % trouvent normal que l’homme soit le pilier de la famille ;
      - 34 % pensent que cela arrange bien les femmes de rester à la maison.

      Interroger les hommes et les femmes sur les détails de leur vie quotidienne au foyer permet de mettre en évidence des disparités flagrantes de comportements. Les exemples suivants traduisent une sur-déclaration des répondants : plus que les résultats dans l’absolu, c’est la différence de niveau entre les hommes et les femmes qu’il faut retenir.

      - 50 % des femmes vont chercher leurs enfants tous les soirs, contre 30 % des hommes ;
      - 58 % des femmes s’occupent de leurs enfants tous les mercredis, contre 27 % des hommes ;
      - 85 % des femmes déclarent être restées à la maison la dernière fois que leur enfant a été malade, contre 49 % des hommes ;
      - 11 % des femmes déclarent n’avoir pas fait récemment d’achats pour leur enfant, contre 30 % des hommes ;
      - 90 % des femmes déclarent suivre le plus la scolarité de leur enfant, contre la moitié des hommes.

    • Les femmes et la présidentielle

      Près de 7 répondants sur 10 déclarent qu’il est important que le sujet de l’égalité femmes- hommes soit à l’ordre du jour de la présidentielle 2012. La question de l’égalité femmes-hommes est jugée importante par une très large majorité des répondants à l’enquête (92 %). Pour les répondants, ce sont tout d’abord les partis politiques qui doivent agir (67 %) puis le gouvernement en place (65 %), puis les entreprises (64 %). 9 Français sur 10 pensent que le travail des gouvernements sur l’égalité femmes-hommes n’a pas été suffisant.

      En ce qui concerne les différences femmes- hommes, les idées reçues persistent, véhiculées notamment par les médias et la publicité. 65% des répondants à l’enquête pensent que les différences de rôles entre les hommes et les femmes dans la société sont liées à des causes biologiques. Par ailleurs, un homme sur trois pense que le cerveau des femmes est différent du leur (31 % vs. 25 % chez les femmes). Et moins de la moitié des répondants pense qu’il est plus difficile pour une femme que pour un homme de concilier pouvoir et vie personnelle (47 %). Une majorité de répondants pense que les médias et la publicité entretiennent une image stéréotypée des hommes et des femmes (85 %).

      Parité en politique et accès des femmes aux postes à responsabilités : un combat qui n’est pas encore gagné. Bien que faisant consensus au global, on s’aperçoit que l’égalité hommes-femmes est perçue à des niveaux différents selon le domaine considéré :

      - Dans les instances de direction du domaine professionnel (privé ou public), syndical ou associatif, près de 80 % des répondants pensent qu’il devrait y avoir égalité des sexes ;
      - En revanche, dans le domaine politique, les résultats passent à 70 %.
      Dans les mœurs, la politique est encore un domaine plus réservé aux hommes qu’aux femmes.

      Inégalité salariale et de responsabilité : les Français ont une connaissance médiocre de ces sujets, mais une forte volonté de changement.
      De manière générale, les répondants ont un faible niveau de connaissance des inégalités hommes / femmes, qu’il s’agisse du domaine politique ou professionnel : proportion de femmes chez les maires, chez les dirigeants du CAC 40, etc. Pour chacun des items testés, seul un répondant sur deux environ en a connaissance, mais les ¾ des répondants jugent qu’il faut que les choses évoluent dans chacun de ces domaines.

      Une large majorité de répondants (84 %) pense que l’égalité salariale doit être une priorité nationale, avec des objectifs quantifiés comme c’est le cas aujourd’hui pour la Sécurité Routière.

    • Réforme des retraites et inégalités femmes-hommes

      98 % des personnes interrogées estiment que la réforme doit être l’occasion de corriger les inégalités femmes/hommes au moment de la retraite et de s’attaquer aux racines de ces inégalités, à l’œuvre durant la carrière professionnelle : écarts salariaux, temps partiel subi, interruptions de carrière pour prendre en charge la famille. 60 % des Françaises et des Français interrogés n’approuvent pas le recul de l’âge du départ à la retraite et 81 % désapprouvent le passage de 65 à 67 ans pour l’obtention automatique d’une retraite à taux plein.

    • Regards croisés hommes-femmes sur l’entrepreneuriat

      Selon une enquête réalisée par Mediaprism pour le Laboratoire de l’égalité, les Français ont une perception très positive de l’entrepreneur et de l’entrepreneuriat, voire fantasmée.
      Les entrepreneurs sont perçus avant tout comme des personnes courageuses, pour 65% des répondants. La démarche de création d’entreprise inspire avant tout du respect (46%) et de l’admiration (42%). Cela donne aussi de l’espoir à 30% des répondants et provoque l’envie de 19% d’entre eux.

      20% des Français réfléchissent à un projet de création d’entreprise.
      Devenir son propre patron : une large majorité de Français l’a fait, y a songé ou a l’intention de le devenir. En effet, 20% des répondants y réfléchissent. Plus la phase de création est avancée, plus le poids des hommes est important. Actuellement, ¾ des entrepreneurs sont des hommes. Rappelons qu’en France, 71% des entrepreneurs sont des hommes et seulement 29% des femmes.
      La principale motivation des entrepreneurs et de ceux qui ont l’intention de le devenir est de « s’accomplir professionnellement » pour 50% des entrepreneurs et 57% des « intentionnistes ». Les entrepreneurs citent ensuite l’envie de ne pas avoir de responsable hiérarchique (45%) et le fait que la création d’entreprise leur est apparue comme le seul moyen de travailler (30%). Les Français qui nourrissent le projet de création parlent davantage de défi, de passion mais aussi d’envie de bien gagner sa vie que les actuels entrepreneurs.

      Entrepreneuriat au féminin et au masculin : des réalités différentes
      Même si une grande majorité de Français imaginent que l’entrepreneuriat est autant une envie d’hommes qu’une envie de femmes, dans les faits, la grande majorité des entrepreneurs sont des hommes (71%).
      Femmes et hommes ne font pas les mêmes choix : les femmes choisissent plus que les hommes le secteur des services aux particuliers et les hommes, le commerce plus que les femmes. Ces dernières ont fait davantage le choix de créer leur entreprise seules et par la suite elles sont restées indépendantes. Quant aux hommes, ils ont été plus tentés de s’associer avec d’autres personnes.

      Un entrepreneur sur deux a rencontré des difficultés
      Un entrepreneur sur deux avoue avoir rencontré des difficultés lors de la création de sa société, les femmes tendanciellement davantage que les hommes. Les principaux problèmes rencontrés concernent « le manque de soutien » et « la difficulté à trouver des fonds ». Les femmes expriment plus que les hommes le besoin d’être accompagnées en matière de gestion-finance, la difficulté à convaincre leur entourage du bien fondé de leur démarche et le manque de confiance en elle. De plus, près d’un quart des entrepreneuses affirment qu’être une femme a compliqué les démarches de création.

      87% des entrepreneurs font un bilan positif de leur parcours
      L’épanouissement personnel est presque toujours au rendez-vous (96%) et très souvent aussi la réussite sociale (84%). C’est moins systématique pour la réussite financière (67%) et l’arbitrage vie personnelle-vie professionnelle (66%). Les femmes font un bilan un peu moins positif que les hommes, en particulier sur la qualité de vie. Toutefois, cela ne les empêche pas de rester optimistes dans la mesure où elles recommanderaient davantage que les hommes la création d’entreprise à leurs proches.

    • Stéréotypes

      Premier constat : l’écrasante majorité des personnes interrogées reconnaît véhiculer des stéréotypes sexistes (84 %), avec toutefois l’impression que les « autres » le font bien plus souvent (98 %).

      Bonne nouvelle : les perceptions évoluent vers des représentations plus égalitaires :
      • 90 % des hommes et 92 % des femmes pensent qu’il est aujourd’hui possible, pour un homme comme pour une femme, d’exercer un poste à haute responsabilité tout en ayant plusieurs enfants.
      • 87 % des répondants pensent qu’un homme peut tout à fait se montrer féministe, tout comme une femme faire preuve de misogynie (86 %).

      Toutefois, certaines idées reçues demeurent particulièrement ancrées, surtout lorsqu’elles concernent le sexe opposé :
      • un tiers des répondants pense que le cerveau d’un garçon et d’une fille sont différents, ou que les garçons sont naturellement meilleurs en maths et en science que les filles (30 %)
      • 76 % pensent qu’il existe des caractéristiques comportementales typiquement féminines et d’autres typiquement masculines, que 55 % attribuent à des causes biologiques.
      • 58 % des hommes pensent ainsi que les femmes n’ont pas le sens de l’orientation.
      • 54 % des femmes pensent qu’un homme ne peut pas être multitâches.

      Les réactions sont d’autant plus vives que l’on aborde les stéréotypes qui « dévirilisent » l’homme :
      • Près de la moitié des répondants pensent qu’il est plus déstabilisant pour un homme que pour une femme d’être au chômage (47 %).
      • Plus de la moitié réagiraient mal si leur fils voulait être « homme au foyer ».

      Il reste encore du chemin à parcourir sur ce qui a trait à l’éducation de son enfant :
      • 37 % des femmes seraient ainsi chagrinées que leur fille demande à être inscrite dans un club de foot (vs. 33 % des hommes).
      • 8 hommes sur 10 auraient d’instinct une réaction négative si leur fils leur réclamait une poupée… (vs. 57 % des femmes).

      Comment lutter alors contre ces stéréotypes ?
      Par des interventions dans le domaine :
      • du travail (63 %)
      • des médias (57 %)
      • scolaire (37 % = maternelle ; 40 % à l’école mais plus tard).

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