Les aidantes non professionnelles

En bref 

Cette nouvelle édition du « Le Saviez-vous ? » s’inscrit dans la continuité d’un travail collaboratif initié entre Audencia et le Laboratoire de l’égalité sur la situation des aidantes. 

Les données statistiques officielles nous indiquent qu’environ onze millions de personnes1 sont devenus aidant.es. Soit 1 français.e sur 6 accompagnant au quotidien un.e proche en situation de dépendance, en raison de son âge, d’une maladie ou d’un handicap. 

Pourquoi parler des aidant.es ?

Deux facteurs ont contribué à rendre visible cette question des aidant.es. En premier lieu, la répartition sexuée des tâches et la prégnance des femmes dans le rôle d’aidantes, même si elles tendent à se réduire du fait du taux d’activité professionnelle des femmes et du rééquilibrage progressif des tâches au sein des familles. Les femmes restent les premières pourvoyeuses d’aide au sein de la famille : parmi la population totale des aidant.es 57% sont des femmes (et leur contribution est plus forte, notamment en volume horaire).

Le second facteur concerne la longévité. La longévité fait qu’il y aura probablement de plus en plus d’aidant.es dans le futur2. Et encore une fois, les femmes seront davantage touchées que les hommes par ce phénomène en raison d’une espérance de vie plus longue.

L’enjeu est de taille et l’ensemble de ces constats nous amène à considérer qu’à l’évidence nous sommes face à un phénomène sociétal qui touche un grand nombre de personnes et notamment les femmes. 

A ce rôle d’aidante, vient s’ajouter des responsabilités domestiques, familiales et mentales auxquelles Audencia et le Laboratoire de l’Egalité souhaitent porter une attention particulière. Ce cumul des charges supportées en grande majorité par les femmes n’est pas sans conséquences pour les femmes.

Ce phénomène comporte bien des angles d’interrogation :

• Le renforcement du dispositif gouvernemental pour les aidant.es,

• l’impact sur la retraite, la santé, l’activité professionnelle et les relations sociales,

• le risque d’isolement, d’épuisement et l’adaptation des solutions de répit.