INEGALITES DE SALAIRES : LA TRIPLE PENALITE DES FEMMES

INEGALITES DE SALAIRES : LA TRIPLE PENALITE DES FEMMES L’Insee a récemment confirmé qu’en 2014, pour la sixième année consécutive, les inégalités de salaires dans le secteur privé (et les entreprises publiques) se sont globalement réduites. Une diminution certes (très) lente mais presque continue depuis quinze ans, et ce malgré la crise qui sévit depuis 2008. Néanmoins, plus on grimpe dans la hiérarchie sociale, plus ces écarts sont importants, même s’ils s’y réduisent aussi plus rapidement. Ces inégalités de salaires, on le sait, sont dues à une multiplicité de facteurs : temps partiel plus fréquent chez les femmes, concentration de ces dernières dans des professions peu rémunératrices, plafond de verre… Mais comment facteurs individuels et facteurs structurels pèsent-ils et interagissent-ils ?C’est ce qu’ont cherché récemment à savoir deux chercheurs. A partir de données sur les dix premières années de vie active d’individus sortis du système éducatif en 1998, ils ont essayé de mesurer les poids respectifs du sexe (homme ou femme), du statut parental (avoir des enfants ou non) et du degré de féminisation des professions sur les niveaux de salaires.